17, Charente Maritime

Poitou-Charentes

Moules OU frites, faut-il choisir ?

mardi 14 février 2012 / libellé : Sciences et société par Marine Ridoux

Les conflits autour de l’eau ne sont pas, loin de là, la chasse gardée des pays en voie de développement. Plus près de nous, l’eau en tant que ressource essentielle pour de nombreux usages, crée des conflit d’intérêts.


La Charente Maritime en est un exemple. Pour la première région conchylicole d’Europe (conchiliculture est la production des coquillages marins comme les huîtres ou les moules !), la question de l’eau est brûlante !

 

C’est une géographie particulière qui lui donne ces atouts indispensables à la culture des coquillages marins. Les îles de Ré et d’Oléron protègent un littoral irrigué en eaux douces par deux rivières. Résultat : les eaux littorales sont peu brassées, riches en apports nutritionnels des eaux des rivières et pauvre en sel venu du large. Bref un coin idéal pour toute Huître qui grandit !

C’est de ce lien essentiel entre bassin versant et littoral que vient le nœud du problème ! Sur le bassin versant charentais, on trouve de nombreuses cultures irriguées. L’eau essentielle à ces cultures est puisée dans les rivières et les nappes souterraines qui alimentent celles-ci. En période de sécheresse, en été, la pression sur l’eau est la plus forte, d’autant qu’avec le tourisme, le département voit sa population multipliée par 5 ! Le débit des rivières diminue fortement et avec lui l’apport en nutriment pour les huîtres et les moules en cours de développement ! Catastrophe pour les conchyliculteurs ! (Article du Sud Ouest sur cette thématique )

Et ce n’est pas fini, même dans le cas où l’eau est en quantité suffisante, les producteurs de coquillages sont à la merci des pollutions en amont des cours d’eau. En effet, tout polluant dans les eaux douces se concentre dans les coquillages ce qui les rend impropre à la consommation. Re-Catastrophe pour les conchyliculteurs ! (Article du Monde )

Pour être plus indépendants des rivières, les conchyliculteurs testent de nouvelles techniques pour produire des coquilles plus au large sur des filiaires. Mais comme rien n’est simple sur un plan d’eau tellement demandé, cette fois-ci, c’est les plaisanciers qui voient rouge ! Pour eux, la culture de cultures sur filaires au large est synonyme de danger pour leurs bateaux et de l’appropriation d’un domaine public pour des intérêt privés. (Travaux d’une doctorante en économie de Poitiers )

Le bassin charentais n’est qu’un exemple parmi d’autres, d’un écosystème mis à mal sous les pressions des différents usagers. Un gestion raisonnée de cet espace ne pourra se faire, que par une consultation et une participation de tous les usagers.

En espérant que l’on pourra continuer à déguster les mouclades accompagnées de frites « irriguées », sans aucun scrupules !

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